Dans la cale : Presque minuit d’Anthony Combrexelle

51fbvrlrhvl-_sx195_Il y a peu, pour répondre à la sollicitation d’une collègue de français souhaitant faire lire des élèves de 5e autour du thème  » Imaginer d’autres univers », j’ai commandé plusieurs romans, notamment en me basant sur les parutions du site Elbakin.net, et de son prix, mais aussi d’autres blogs. Je cherchais activement des romans correspondant au genre du steampunk parce qu’on parle d’éventuels projets communs avec des collègues d’anglais, d’arts et de français. Et pour le coup, Presque Minuit rentre dans ce cadre donc allons y. Je sors de la lecture assez partagé. Beware, Spoil incoming !

Les principaux protagonistes sont une bande de gamins des rues, vivant de petits larcins dans le Paris de 1899, durant l’Exposition Universelle après s’être échappés d’un orphelinat. Ils dérobent un soir une montre à un homme mystérieux. De fil en aiguille, ils vont se retrouvés aux prises avec des automates tueurs, rencontré une sorcière, et combattre les machinations d’une terrible machine, en jouant avec le temps.

Ce roman a des qualités et des défauts.

+Le steampunk, c’est assez rare en roman jeunesse.

+on s’attache plutôt à la bande et à ses différents gamins, c’est astucieux d’utiliser des surnoms pour les qualifier.

+Les dernières pages sont vraiment émouvantes.

+Les manipulations du temps sont plutôt bien menées. Et pourtant ça peut être casse-gueule.

Oui mais

–Six héros c’est déjà beaucoup, autant dire que les autres personnages sont peu creusés et qu’on se fiche de ce qui leur arrive. Notamment aux gardes de la sorcière, impossible de s’y attacher. Même chose pour George qu’on voit pourtant plus longtemps. Et les flashbacks destinés à nous les faire connaitre sont un peu artificiels.

-Je commence à me demander si le Steampunk est aisé à développer dans un roman, tant ce genre est associé à des visuels. La BD, le jeu vidéo, les films même sont parfaits pour en quelques secondes fixer une ambiance. La description des adversaires  » les worclocks », m’a semblé bien poussive et ne m’a pas marqué.

-Dans l’ensemble, je pense que l’auteur avait des images assez précises de ce qu’il voulait montrer. Ca se sent notamment au niveau des combats. Mais cela rend ces scènes de combats lourdes, et paradoxalement peu intenses.

-Tout l’arc narratif autour de la sorcière me semble dispensable en fait.

-Les flash backs risquent de perdre le lecteur, car aucun signe ne vient expliquer que l’on évoque des évènements passés.

Au final, la sincérité de l’auteur et sa générosité se sentent à chaque page. Mais les maladresses, peut être liées au processus d’édition original, ont nuit à mon immersion dans le récit. Néanmoins, ce roman est loin d’être honteux, et peu avoir sa place sur nos rayons.

 

 

Une réflexion sur “Dans la cale : Presque minuit d’Anthony Combrexelle

  1. Pour le coup je ne connaissais pas du tout, c’est intéressant effectivement si on veut varier son fond avec d’autres genres de l’imaginaire 🙂 Même si je pense aussi que le steampunk est plus à même d’exister à travers un genre plus visuel que le roman…

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