En manoeuvre : le CCF d’histoire-géographie en LP

Je travaille avec des élèves autour du CCF d’histoire-géographie depuis mon entrée en fonction dans cet établissement. Depuis la rénovation de la voie professionnelle, tous les élèves doivent effectuer cette épreuve, soit pour l’obtention du CAP, soit pour la certification intermédiaire du Bac pro qu’ils préparent. Seuls les quelques BEP qui subsistent ne sont pas concernés.

Pour résumer, l’épreuve est un oral, avec une partie exposé de l’élève de 5′, et une partie entretien avec le jury de 10′. Le support de cet oral est un dossier composé de 3 à 4 documents de natures diverses, répondant à une problématique sur un des sujet du programme. Seul l’oral compte pour l’examen.

A mon sens, cette épreuve devrait être la première pierre pour notre enseignement en LP, et permet de travailler la recherche documentaire, activité emblématique de notre profession.
-Malgré la variété des enseignements et des filières, cette épreuve touche la très grande majorité des élèves inscrits en LP.
-Les élèves doivent passer deux oraux, un en histoire et un en géographie, ce qui permet une progression et une mise en autonomie progressive des élèves.
-Nous pouvons intervenir assez facilement dans l’évaluation, le texte précisant qu’il est préférable d’avoir un jury de deux personnes.
-Les exigences formelles sont suffisamment souples pour s’adapter aux niveaux des classes et faire travailler différents niveaux de compétences informationnelles.
-L’obligation de constituer un dossier composé de documents est extrêmement maligne puisqu’elle n’empêche pas les élèves de faire du copier/coller, au contraire, ils doivent trouver des documents à commenter. De plus, l’obligation de variété rend l’utilisation du fonds papier très pertinente ( difficile de trouver des cartes et graphiques facilement sur Internet ).

Voici donc la séquence de base que je propose, que je peux décomposer en trois séances.

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Petite désintoxication du langage à l’usage des profs docs

Je ferai bientôt un article pour dire tout ce que Franck Lepage m’a apporté, et tout ce qu’il peut nous apporter dans notre métier. Il anime avec sa Scop des ateliers de désintoxication du langage. Parmi les stratégies évoquées, celle d’utiliser des termes positifs pour évoquer des réalités plutôt négatives. J’en ai déjà parlé dans cet article là.

Je vais m’intéresser à trois « arguments » qui visent à contredire toute évolution de notre statut pour rendre notre enseignement plus structuré. Ils cachent des réalités peu reluisantes. A l’heure où un débat s’enclenche sur nos obligations de service, il me semble important que nous ne nous laissions pas berner par ceux qui agitent l’étendard du bon sens et de la majorité silencieuse.

1. »Les collègues en poste, aux profils et parcours professionnels fort disparates, » ça veut dire « On recrute n’importe qui »
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