Professeur parce que documentaliste. 1, les bases de données en ligne

La plupart des professeurs documentalistes ont expérimenté ces dernières années la mise en ligne de données sur des serveurs externes, et notamment pour la base documentaire qui est notre bien professionnel le plus précieux.

En ce qui me concerne, mon logiciel PMB est installé sur l’hébergement mutualisé du CRDP de l’académie. Lorsque hier, tout le réseau pédagogique de l’établissement s’est retrouvé coupé d’internet, j’ai été bien embêté, vous l’imaginez.

Le même risque existe avec BCDI et E-sidoc, mais dans une moindre mesure.

Qu’est ce que ça nous apprend à nous ?
Essentiellement à mettre des données en ligne avec circonspection, parce qu’on ne supporte pas en tant que professionnels de ne pas être maitre du résultat de notre travail.
Héberger nos bases ailleurs que sur des serveurs sur lesquels nous avons la main, c’est rendre nos bases plus facilement accessible, mais c’est aussi prendre le risque qu’on n’y accède plus en cas de panne de l’accès à Internet. Pour le coup, quand on a BCDI installé sur une machine, on peut continuer à cataloguer en local.

C’est aussi prendre le risque qu’elle soit modifiée sans qu’on le sache par action de l’hébergeur. En a t’il le droit ? Ca dépend de ses conditions d’utilisations et de la confiance qu’on lui accorde. De subtiles différences sont aussi rapportées par les collègues entre le base BCDI et le reflet qui en ai donné via E-sidoc.

Bien sur, il nous faut aussi savoir si nos données ne vont pas purement et simplement être supprimées, parce que le serveur à distance brule, parce notre compte aura été supprimé, parce qu’on aura arrêté de payer l’abonnement ( dans ce cas là, ça revient à devenir locataire et non propriétaire des données ).

Qu’est ce que ce que ça nous permet de travailler avec les élèves ?

Lors de la fermeture de Megaupload, des ingénus s’étaient alarmés de la perte de leurs données. Korben avait alors publié un article intéressant à plus d’un titre, et qui peut servir de base à une séance sur le sujet ou plutôt de conclusion, sur les gestes simples de sauvegarde et de discernement sur ce que nous mettons sur des serveurs externes.

Le plus urgent est sans doute de donner une image juste du réseau internet. Non les documents ne sont pas dans « les nuages » malgré le terme à la mode. Le réseau internet est un réseau de réseau d’ordinateurs, et quand nous met ses données en ligne, elles sont sur un autre ordinateur que nous ne maitrisons plus, ce qui permet à tout un tas de gens d’en prendre connaissance et de les utiliser, des publicitaires aux espions de la NSA.

Et ça, peu d’autres enseignants sont capables de l’analyser en professionnels.

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2 réflexions sur “Professeur parce que documentaliste. 1, les bases de données en ligne

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